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Portrait #4

Jeannine

A chaque mois, son moi …

À la rencontre de Jeannine, élue, ludothécaire et membre O.P.A.L.

Jeannine, tu travailles avec l’O.P.A.L. depuis plus de 10 ans, peux-tu te présenter pour les quelques-uns qui ne te connaîtrait pas ?

JJe suis issue d’une famille de mineurs, père, oncles et grand-pères des « gueules noires » comme on disait, travailleurs d’une époque révolue les mines de charbon dépendantes du Bassin des Houillères Charbonnages de France. Je n’ai jamais renié mes origines ouvrières, qui aujourd’hui encore m’habitent. Mon père m’a appris énormément de choses, mais surtout la valeur du travail. Celui qui fait vivre, mais aussi celui qui t’apporte la satisfaction d’avoir participé avec d’autres à une œuvre qui te dépasse, et bien évidemment le travail bien fait. J’ai eu la chance de pouvoir découvrir le monde associatif local très jeune, et les mouvements d’éducation populaires, dont j’ai fait partie, et qui ont contribué à forger mes convictions politiques, syndicales, religieuses et sociales. J’ai été engagée au sein de la JOC Jeunesse Ouvrière Chrétienne pendant une douzaine d’années, avec des responsabilités locales, régionales et pour finir nationales. Avec un slogan « Une jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde parce qu’il est Fils de Dieu ».

C’est à Paris, à la fin de mon mandat de permanente Nationale de la JOC que j’ai découvert le monde des ludothèques et les métiers du jeu, et j’ai décidé d’en faire mon métier.

Tu es animatrice dans l’âme – directrice de la ludothèque de Sarreguemines - que représente le jeu pour toi ?

Le jeu, difficile à résumer….Le jeu, pour être considéré comme du jeu, doit être libre et non obligatoire, il doit être plaisir et non contrainte. C’est un objet de loisirs, on joue pour passer du bon temps, en famille, avec ses enfants, ses amis…Pour oublier le présent, s’évader, croire que l’on va pouvoir gagner seul ou en groupe, accepter la défaite autant que la réussite…Le jeu est un acte convivial, qui crée des interactions, il doit être avant tout source de plaisir, une balade royale à la découverte de soi du « JE », des autres, de différents mondes et cultures…

« A travers le jeu, l’adulte s’autorise à donner droit de séjour à la part d’enfance qu’il a, heureusement conservée au fond de lui et qui contribue fortement à la rendre humain ! Grâce au jeu, il continue de grandir, à élargir le domaine du possible, à affirmer ses goûts, ses plaisirs, à apprivoiser le temps libre, à communiquer avec d’autres, à transmettre des valeurs, à accepter de perdre, mais aussi se sentir capable de gagner, à offrir, à créer, à afficher ses émotions, à coopérer… » Jean EPSTEIN

Dans ton activité professionnelle, tu formes et accompagnes les familles, les adultes et les professionnels pour faire du jeu un outil éducatif et social ; peux-tu nous en parler ?

Je travaille dans une ludothèque située dans un quartier en zone urbaine sensible, cette structure fêtera d’ici 3 ans ses 40 ans d’existence sur le Quartier Beausoleil de Sarreguemines. Son projet est un mélange de loisirs, de culturel, de social et d’éducatif à destination de tous, mais avec une attention plus particulière auprès des familles en difficultés. Le jeu et le livre sont nos deux outils de médiation. Nous connaissons et maîtrisons les impacts du jeu plus précisément, auprès de nos différents publics accueillis et ceux rencontrés par ailleurs dans les très nombreuses animations et autres structures où nous sommes implantées.

Le jeu est un vecteur de socialisation et d’éducation, et c’est parce qu’il est riche par bien des manières qu’il est vu et proposé chez nous comme outil pour favoriser un meilleur vivre ensemble. Autour d’une partie de jeu entre parents et enfants se créent une histoire commune, des sentiments partagés, des paroles échangées…qui vont contribuer à une meilleure relation. On participe à notre niveau à une parentalité apaisée. Venir à la ludothèque, pour certains parents, c’est un temps gratuit avec leurs enfants, ils vont jouer avec eux et avec d’autres, c’est une parenthèse positive dans leur quotidien, un moment pour souffler, sans jugement, ni quelque chose à produire.

Avec les professionnels, le jeu peut-être détourné de sa fonction première qui est le plaisir pour être utilisé comme un outil d’apprentissage, de langage…. Avec chaque partenaire on discute de leur projet et on voit ensemble quoi proposer comme type de jeu pour tel public. Avec les écoles nous seront plus dans le jeu éducatif, re visitation des apprentissages scolaires, comme les tableaux à double entrée, le repérage spatial, et autres demandes spécifiques. Avec un public seniors on va se situer sur le jeu comme moyen de communication, faire appel à leur mémoire, on va travailler plus sur le cognitif. Et avec du matériel de jeu qui va leur permettre une meilleure préhension des objets.

La bonne connaissance des jeux, va nous permettre de sélectionner le type de jeu qui va convenir aux usagers des organismes qui nous sollicitent. L’importance pour nous l’adaptation du jeu aux personnes, car le jeu est à destination de tous les publics. Du jeu pour tous, partout, gratuit et sous toutes ses formes !

Tu es très engagée dans la vie de Rémering-Lès-Puttelanges où tu es élue, l’animation locale pour les mineurs et les familles est importante pour votre équipe municipale ?

J’habite une petite commune rurale, Rémering-Lès-Puttelange depuis toujours. Je l’ai quittée il y a 20 ans…et j’y suis revenue, un homme sage m’a un jour dit qu’il était important de s’engager là où on vit, et j’ai suivi son conseil. J’ai accepté de m’y investir comme élue municipale car avec les personnes avec qui je me suis engagée, portent comme moi la volonté et l’envie de faire bouger notre commune, toujours pour le bien commun. J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Luc Echivard maire, nous nous sommes compris et appréciés mutuellement, et nous sommes partis il y a bientôt 13 ans pour monter une liste pour les municipales. Jamais aucun intérêt personnel n’a guidé nos choix. Toujours au service de nos administrés, avec abnégation.

Ce qui nous motive depuis toujours c’est de proposer aux habitants : des services de proximité de qualité, des équipements sportifs et autres locaux entretenus, une voirie correcte, soutenir la vie associative, un cadre de vie agréable… Je précise le NOUS, qui est essentiel dans ce type d’engagement. Pouvoir compter sur une équipe pour avancer, obtenir l’adhésion dans un projet…et bien évidemment nous avons le souci des familles, des moyens humains et financiers conséquents sont fournis tous les ans dans le cadre des affaires scolaires et le soutien aux écoles. Il en va de même pour l’accueil périscolaire, les mercredis éducatifs, les centre de loisirs, la gestion de la bibliothèque municipale, le fonctionnement des associations, le festival Inter communal Les Z’Etangs d’Art…

Tout ce qui touche aux animations, à la vie des gens nous intéressent et nous sommes sur tous les fronts. Et toujours avec le souci que les habitants de notre village s’y sentent bien !

En Moselle, la COVID19 a été très présente, comment appréhendez vous l’avenir pour ces projets où le lien social passe par la rencontre ?

Dans la politique, car tous les élus sont amenés à poser des choix qui ont des conséquences, donc à « faire de la politique », dans le sens noble du terme, ce qu’il faut c’est anticiper, déléguer, communiquer…Mais avant tout favoriser la proximité, la convivialité, créer des liens, tisser un réseau de bénévoles possédant des compétences. Pouvoir compter sur les habitants pour contribuer au bien-être des uns et des autres. Nous avons la chance à RLP, de bénéficier de personnes ressources, prêtent à donner un coup de main à la collectivité, pour la collectivité. Une vraie chance et une richesse. Je rajouterai les quelques associations présentes, dynamiques dans le passé que nous espérons revoir aussi dynamiques après cette crise sanitaire.

Et c’est fort de cette richesse, que j’ai bon espoir. Il faudra que chacun d’entre nous, élu ou non, habitant sur le même secteur, retrousse ses manches et construise à nouveau des temps et des lieux de rencontres. Nous devrons peut-être nous les élus accompagner les associations, et autres bénévoles dans un après-Covid, comme nous le faisons déjà au quotidien. Des actions de solidarité sont venues égayer si on peut dire les moments troublés du printemps dernier. Le Foyer Rural Les Cordées a réalisé avec 3 couturières bénévoles de l’association environ 1200 masques en tissu pour les habitants et les scolaires.

L’avenir, chacun devra rendre sa part, et d’ici là il nous faut faire preuve de patience, mais ne pas rester inactifs, et toujours anticiper, déléguer, communiquer !

Concernant l’O.P.A.L., l’association aime rappeler ses valeurs : l’exigence, sa proximité et son humanisme, qu’en penses-tu ?

Un des 1erprojet d’envergure que nous avons mené, au niveau de la municipalité, au bout d’une année, c’est la création d’un accueil périscolaire LES CIGOGNEAUX en 2009. Une belle aventure humaine, et nous nous sommes retrouvés avec l’OPAL au niveau des valeurs, mettre, remettre l’enfant au cœur des préoccupations, et il est, l’Enfant, depuis toujours le centre de notre projet. Un partenariat riche et intense a germé, et a permis d’avoir plus qu’un prestataire dans notre commune, un organisme compétent et reconnu dans le cadre de l’accueil de l’enfant dans sa globalité.

Les valeurs sont partagées, nous sommes exigeants, comme élus, sur tout, et si cela fonctionne c’est parce que cette exigence est commune. De même, nous tenons à rester proches de nos administrés et nous souhaitons que l‘OPAL le soit aussi avec nous et avec les enfants et leurs parents. Humanisme, dans le sens où nous mettons l’homme, la femme, l’enfant en priorité dans tous nos projets. Au service des gens et non de l’institution ! Nous sommes en totale adéquation avec le projet éducatif défendu par l’OPAL, et nous y contribuons, car nous n’hésitons pas à participer aux différents instances où rencontres pour partager sur ces questions.

Nous sommes encore en janvier, aussi, un vœu pour 2021 ?

Je « vœux » ….rien pour moi. Mais des vœux collectifs pour tous ! Les règles des « 3B » :

du Bien, du Beau, du Bon !

Faire le Bien, vouloir le Bien, avoir assez de biens pour vivre Bien, et surtout se souhaiter d’être : Bien aimé, Bien soigné, Bien accompagné…

Voir du Beau, se souhaiter pour soi et les autres, des Belles choses, savoir admirer le Beau et apprécier le moins Beau…Savourer les Beaux moments de la vie chaque jour comme si c’était les derniers…

Etre Bon, envers soi et vis-à-vis des autres, agir avec Bonté, respect,… Etre le Bon gars sur qui on peut compter, avoir dans son entourage le Bon copain, la Bonne copine à qui tu peux te confier…

Des vœux simples, abordables, humbles, pour permettre d’avoir une vie Bien-Bonne-Belle !

SIÈGE SOCIAL (STRASBOURG)

16-18, Rue De La Division Leclerc
67000 Strasbourg
03 88 15 14 65
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ANTENNE MOSELLE (WILLERWALD)

56, rue principale
57430 Willerwald
03 87 97 82 91
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